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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 10:23

Prince des libéraux de la cambriole,
Toi qui eus le bon goût d’étaler ta maison,
Jusqu’à ce que l’on colporte tes gaudrioles,
En ton honneur j'ai composé cette chanson.


Sache que j'apprécie à sa valeur le geste,
Qui te fit fermer la porte en arrivant,
De peur que l’étranger n'apportasse la peste,
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps.


Au peuple, tu laisseras que strict nécessaire,
Des boulots précaires leur quotidien sera,
Pour que nous profitions de ce que tu nous sers,
Quel investissement mon salaud tu feras.


Autre signe indiquant toute absence de tare,
Respectueux du gros capitaliste tu n'as,
Pas donné aux pauvres à Neuilly moindre are,
Solidarité sainte du profitanat.


Pour toutes ces raisons vois-tu, je t’élirai,
Sans arrière-pensée après mûr examen,
Ce que tu veux, petit, je te le donnerai,
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains.


D'ailleurs moi qui te parle, avec mes maisonnettes,
Si je n'avais pas dû hériter du succès,
J'aurais tout comme toi, su virer malhonnête,
Je serais devenu ton complice, qui sait ?


En vendant l’image, prends garde au marchandage,
Ne vas pas lâcher vérité aux journalistes,
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage,
Qui dit que celui qui paie tient à jour la liste.


Fort de ce que je n'ai pas voté la Royal,
Tu es tenu quand je te siffle de venir,
Ta moindre compassion tuerait le loyal,
Reste je t'en prie l’égoïste souvenir.


Président, mon ami, que ton mal me profite,
Que Mercure te préserve de la bonté,
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes,
Ne te dois-je pas ma fortune à compter.


Post-scriptum, si le vol est l'art que tu préfères,
Ta seule vocation, ton unique talent,
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires,
Et tu auras toujours tes flics comme chalands.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 11:57

Vous aviez mon cœur,

Mais où est le vôtre ?

Un cœur contre un cœur,

Quand vous aviez peur !

Je reprends le mien,

Cherchez en un autre,

Je reprends le mien,

Le cœur n’est pas chien !

 

Vous venez vers moi,

Soumise, servante,

Vous venez vers moi,

Tout remplie d'émoi.

Mais qu'avez vous fait,

De fierté d'amante ?

Mais qu'avez vous fait,

De ce doux bienfait ?

 

Vous pouvez pourrir,

En restant amère,

Vous pouvez pourrir,

Avant de mourir.

Etes-vous l'enfant,

Quitté par sa mère ?

Etes-vous l'enfant,

Que rien ne défend ?

 

Quand viendra le jour,

De ma solitude,

Quand viendra le jour,

Liberté toujours,

Je prendrai ce train,

Sa sollicitude,

Je prendrai ce train,

Même avec entrain !

 

Vous venez rêvant,

Forcer mon aorte,

Amour comme avant

Vous venez rêvant...

Alors je vous dis :

"Fermons cette porte."

Alors on vous dit :

"Mort à votre édit !"

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 19:36

Je te veux en moi

Il faut y penser

Pour se dépenser

Sans notre surmoi

Penser à mon corps

Qui tremble de peur

Heures après heures

Avant les efforts

Penser à mon cœur

Donnant de l’amour

A chacun son tour

Il veut l’âme sœur

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

 

Oui, j’accepterai

Des nuits sans sommeil

Et des jours sans paye

Pour t’imaginer

Quand j’aurais en moi

Ma pensée de l’âme

Ton corps qui se pâme

Je serais qu’émoi

Viens en pays chaud

Où la vie est reine

Où ma vie est peine

Pour chauffer ta peau

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

 

Je te veux en moi

Au-delà de nous

Au-delà de tout

Te sentir parfois

Quand tes coups de pied

Seront plus violents

Je te parlerai

Tu m’écouteras

Nous serons nos Râ

Je m’apaiserai

Puis avec allant

Il faudra délier

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

 

Mon ventre de soie

Se déchirera

Et te donnera

Tous mes pleurs de joie

Quand ta bouche avide

Cherchera mon sein

En tétant le vide

Pour trouver son pain

Tu m’attireras

Prenant ma chaleur

Mais aussi mes peurs

Tu te blottiras

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

 

Je resterai coi

Quand viendra le soir

De tous nos déboires

Attendant de toi

L’instant qui est mien

Souvenir précis

Où tu as saisi

Mon doigt dans le tien

Quand destin voudra

Mon plaisir sera

Me remplir parfois

D’un autre que toi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

Je te veux en moi

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:56

Point de loup dans cette histoire,
Tant le chien faisait bonne garde.

Mais rats qui passaient un triste soir,
Virent le gras roquet qui s'était installé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Les rats l’eussent fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille,
Et le roquet, pouvoir autour de la taille
Pour se défendre hardiment.
Les rats donc l'abordent humblement,
Entre en propos, et lui font compliment
Sur son arrogance, qu'ils admirent.
Il ne tiendrait qu'à vous, beaux sires,
D'être aussi égocentrique que moi, leur repartit le chien.
Servez les riches, vous ferez bien:
Les pauvres sont misérables,
Ils ne veulent pas payer ces pauvres diables,
Tous ces frais de bouche dont nous avons faim.
Car quoi ? Nous voulons ce luxe étalé.
Et avoir aussi ce teint halé.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Les rats reprirent : Que nous faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le chien : se nourrir sur les gens
Faire fuir ceux qui n’ont rien, les mendiants ;
Flatter ceux qui ont tout, aux puissants complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera fortes récompenses en toutes circonstances :
Yacht de luxe et de quoi se remplir la panse,
Sans parler de mainte promesse.
Les rats déjà se forgent une félicité
Et regardent le roquet avec tendresse.
Chemin faisant, ils voient le col du chien pelé :
Qu'est-ce là ? lui disent-ils. Rien. Quoi ? Rien ? Peu de chose.
Mais encore ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché? disent les rats : vous ne vivez donc pas
Comme vous voulez ? Pas toujours, mais qu'importe ?
Il importe si bien, que tous vos repas
Qui sont si tentants en quelque sorte,
Méritent bien de renier, même un trésor.
Cela dit, les rats s’installèrent, et ministres encore.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:05

Ne me jette pas

Je peux te servir

Car tout peut servir

Qui est mort déjà

Servir le sillon

De la pollution

Qui dit attention

Avant le pilon

Servir qui est fort

Celui qui payait

A coup de billets

Ses faibles remords

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

 

Moi je pointerai

Des larmes de sang

De celles qu’on vend

Quand l’argent vous manque

Creuserai ma tête

Jusqu’à mon cercueil

Pour t’offrir à l’œil

L’objet de ta quête

Un chemin qui mène

Où profit est roi

Où profit est loi

Où tout sera haine

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

 

Ne me jette pas

Je te donnerai

Fusions insensées

Qui te remplira

Je rencontrerai

De ces traders-là

Qui t’initieront

A leurs jeux cruels

De l’or à la pelle

Servira de pont

A ceux qui n’ont pas

Pu se dévorer

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

 

Je n’exploiterai

Le vieil employé

Se croyant payé

Que par intérêt

Il existe tant

De belles faillites

Donnant l’or plus vite

Qu’un meilleur bilan

Pour vivre sur terre

Et tuer parasites

Taureau et diptères

S’allient tout de suite

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

 

Ne me jette pas

Je te vouvoierai

Je respecterai

Dans ma niche là

A te voir errer

Voler et puis rire

Et à t’engraisser

En faisant le pire

Protégeant ton bien

Mon ombre de lâche

A la moindre tache

Mordra tel un chien

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

Ne me jette pas

 

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