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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 11:37

Les sabots et l’odeur, toute particulière,

Accueillent le passant qui ne voit que du blanc,

A destination, il tombe comme pierre,

En voyant ce corps frêle et désormais si lent.

 

Ce dernier forme alors un mot qui reste en gorge,

Que son être affamé retient contre son gré,

Puis son oreille éteinte entend mal qui dégorge

Et ses deux yeux vitreux voient l’allée en cyprès.

 

Ils se ferment souvent, saturés de fatigue,

Par l’harassante tâche à devoir respirer.

Chaque côte saillante a fissuré la digue ;

Une fragilité qui ne peut qu’empirer.

 

La femme en blanc dénie une mort si présente,

Que le passant idiot voit roder en couloir,

Il ne peut qu’avaler cette étape en descente,

Déversant promptement chaque mot défouloir.

 

Ce corps, jadis bavard, hoche sa tête lourde,

Aux seules questions que son cerveau ressent,

Esquissant un sourire à une raison sourde,

Glissant main décharnée en celle du passant.

 

Un matin comme un autre, à l’aube jaillissante,

Le ciel indifférent, sans état d’âme, rompt,

Ce si fragile lien, que la chair vieillissante,

Garde avec le passant ; précaire ultime pont.

 

Effleurant un visage où la froideur s’installe,

Le passant et le blanc, désormais couleur deuil,

L’accompagnent vers porte où l’attend Dieu qui râle ;

Avec sourire en bouche, elle en franchit le seuil.

 

 

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 17:05

Dans une aube blafarde, un enfant dort par terre,

Il semble si serein, avec son ours qu’il serre,

Récupéré hier, sur le bord du chemin,

Quand pleurant doucement, il a trompé sa faim.

 

Amer peut être ainsi, qu'un paravent de lâche,

La façon d’oublier, ce qui en nous fait tâche,

Mais que se passe t-il, quand notre cœur est pris ?

Que nous trouvons souvent, notre surmoi surpris ?

 

Le piédestal a règle et culture textuelle,

S'accommodant très mal de nos pulsions sexuelles,

L’amour ne serait-il, qu’alibi justifié ?

Ce que l’égo renie, animal crucifié ?

 

Ce monstre libéré qui est incontrôlable,

Le silence écouta cette passion minable ;

Pourrissant lentement, sur un lit de prés verts,

L’enfant est toujours là, ses deux yeux grands ouverts.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:43

Le long de mon retour, mots ne font que danser,

A ce que tu m’as dit, je ne peux que penser,

Manège omnipotent avec l’âme en émoi,

O poids sur l’estomac, j’ai faim de toi et moi,

Utilisons-le «-nous », à partir de ce jour,

Régnera le bonheur ; notre icône d’amour.

 

Déceptions en chemin, adultérine ou pas,

Economie de mots, poussant vers le trépas,

Chaînes que nous trainons, sans voir celles de l’autre,

Où des petits tracas, nous sommes les apôtres,

Indignés par défauts, qu’avant nous embrassions,

Teigneux et impatients, nous devenons des pions.

 

Or, quand le destin frappe et t’enlève de terre,

Un espoir mort de plus, je ne peux que me taire.

 

  Prisonnier de la peur, avec des maux qui pansent,

Aux portes de la fin, vision de l’évidence,

Sait mais tardivement, qui était son essence…

 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 16:57

Une puanteur règne et le bruit assourdit,

Le râle régulier du sombre train ourdit,

A vous faire oublier le reste de raison,

Que vous laisse la soif, la primaire oraison.

 

L’insidieuse faim bien plus lentement casse,

Signant un peu partout sa sombre dédicace,

Chaque vivant serré voit la mort qui persiste,

Quand un regret pourrit, un autre espoir résiste.

 

La finale arrivée éteint l’humanité,

De celui qui défend l’horrible insanité,

Violents coups de crosse et lèvres retroussées,

De gardiens survoltés, leurs libidos poussées.

 

Des clones, noir vêtus, imposent leur avis,

Dans l’enfer sont exclus tous les enfants ravis,

A leurs parents inquiets, impuissants à humer,

Cet instant redouté : quand tout part en fumée !

 

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 21:49

    Un chien zélé servant, bon gardien de troupeau, 

Eut un jour des ennuis, il en perdit sa peau,

La brebis disparue, un flagrant incapable,

Pourquoi chercher plus loin, ils avaient le coupable.

 

Les humains contents d’eux d’avoir agi en homme,

Furent très étonnés mais pas vraiment en somme,

D’avoir un mouton mort, le troupeau envolé,

Ils accusèrent loup de leur avoir volé.

 

Quand traqué comme un chien, il fut ainsi tuer,

Le chasseur satisfait put enfin le huer,

Puis il rentra chez lui, dans foin de bergerie,

Où moutons disparus broutaient sans veulerie !

  

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 22:23

Blanc comme le flocon, rouge comme le père,

Noël nous tend les bras et chaque enfant espère,

Demain de beaux cadeaux mais au dehors bonhomme,

Est recouvert de neige, un linceul froid en somme.

 

Avec un vif regret, il voit le gui pendant,

Le rire d’un enfant le frappe en un instant,

Il pleure alors l’amour, qui maintenant s'échappe,

Puis tombe sur trottoir, endroit où la mort happe.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:25

    Politique qui prend...caviar quand il faut,
Questionner à fond en recherchant le faux,
Petit nain sans idée ou bien reine flatteuse,
Des discours pas bien chers et personne ne creuse.

Puis le financier montre au public demandeur,
L’image d’entreprise au reflet si trompeur,
Sans penser aux dégâts que cause son mensonge,
Le dépôt de bilan enterrera le songe.

Même dans fait divers, au demeurant petit,
Il rabaisse niveau du voyeur abêti,
Plutôt simplifier et s’éloigner du sobre,
Quitte à travestir fait pour qu’il suscite opprobre.

Alors vient le sportif, champion du métier,
Aveuglé de lumière, un rôle d’égoutier,
Il nettoie le dopage en quelques paraboles,
Pour chaque pauvre riche en grand besoin d’oboles !

Car ce sont médias qui préfèrent passer,
Une riche héritière en train de jacasser,
Politique encensée, maintenant en faillite,
Plutôt que nous donner nourriture d’élite !

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 13:30

Un homme sur son banc, assis là l’air hagard,

De son âme exposée, une larme s’écoule,

Quel amour pleure t-il, quel accident le coule,

Je ne sais rien de lui, je reçois son regard.

 

Pendant un certain temps, il se souvient d’avant,

Un sourire paraît, son étoile secrète,

Puis au coin de son œil, venin puissant sécrète,

La goutte d’eau salée, apparaît bien souvent.

 

D’un seul coup il se lève, un cœur lourd sur son dos,

Courbé, à petits pas, sa douleur contenue,

Doucement il s’en va, sa peine mise nue,

Voyeur, je le regarde, inventant son fardeau.

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 16:02

  Il est comme un vieux sac, un tas d’os dans son coin,

Des mouches l’entourant, un vautour fait le point,

Tout au fond de ses yeux, son seul éclair en vie,

Sa tête dodeline et voit avec envie.

   

Les oiseaux n’auront rien car aucun n’est humain,

Nous l’utiliserons pas plus tard que demain

Les uns par intérêt, d’autres par altruisme,

Assassinat légal, nous mangeons ce truisme.

        

Brandir son maigre corps comme un bel étendard,

Mais le laisser mourir sans un morceau de lard,

Panique dans ses yeux, sa faim n’est pas paisible,

L’amour est trépassé, ce qui n’est pas risible.

        

Puis son avenir gonfle, étouffant lentement,

D’un effort surhumain, son doigt tend sûrement,

A nous montrer la voie, un râle nous la coupe,

Cinq secondes plus tard…mort du suivant sans soupe !

 

 

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 09:09

Oh que l’amour est beau quand il est fantasmé,

Mais dans chaleur des corps, transpire le damné,

C’est un bien triste moment quand il est contrarié,

Où la peur de l’échec le supporte avarié.

 

Oh que le désir est chaud en n’étant que croissant,

Mais quant au fil du temps le froid n’est plus passant,

Le désir ne sert plus, il s’en va doucement,

A petits pas d’amant, à petits pas d’amant…

 

 

 

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