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La nuit, 4 :00 du matin, le téléphone sonne…

 

4 :02 : « hum… »

« Allo, c’est Christine, je dois te voir !»

 

[Petite parenthèse pour les lecteurs, Christine est une jeune femme dont je suis amoureux depuis 6 mois sans autre succès qu’être son confident…]

 

J’essaie de récupérer mon cerveau le plus vite possible et répond :

« Bien sûr, vers 9 heures si tu veux »

« J’arrive dans 5 minutes » et elle raccroche.

A ce moment là, je bondi illico de mon lit en laissant s’échapper de ma bouche quelques expressions que la décence m’interdit de reproduire ici.

A l’heure dite Christine est là.

 

« Est ce que tu m’aimes………….bien » attaque t-elle bille en tête.

« Bien sûr » dis-je en pensant (censure décence).

« Je vais partir au Japon. »

« Quoi ! »

« Ma patronne m’emmène au Japon avec elle, ce matin, départ à 10 heures. »

« Pourquoi si vite ? »

« Je le sais depuis une semaine, mais j’hésitais à partir, le voyage devrait durer environ 1 an.»

« … »

« Tu en penses quoi ? »

« Tu pars pourquoi ? »

« J’ai besoin de faire le point, notamment sur mes capacités à devenir écrivain et pour choisir l’orientation à donner à ma vie. »

« … »

« Tu sais je t’aime….beaucoup et tes avis ont toujours compté pour moi. »

S’en suivit un laïus de ma part sur ses capacités à écrire, sur son style original et sur son manque de rigueur et d’expérience de vie, que je vous épargnerais…

Elle partit une heure plus tard et je me recouchai.

 

Pendant les 3 mois qui suivit, je reçu d’elle des lettres de nombreuses villes asiatiques et eu une aventure avec une collègue mariée puis un jour…

 

La nuit, 3 :00 du matin, le téléphone sonne…

 

3 :02 : « hum… »

Une voix aiguë m’annonce quelque chose en Anglais puis

« Allo, M. Plasside, Mme Piguemalion la patronne de Christine »

« Oui !»

« Voilà, je suis très inquiète, Christine a disparu depuis 3 jours et comme je sais que vous êtes très proche, je me permet de vous téléphoner. La police japonaise prend tout cela à la légère et j’aurais besoin de soutien sur place, pourriez vous venir ? Bien sûr je paierais votre déplacement.»

« Quoi, comment,… disparue ? »

« Je suis levée le matin, elle n’était plus là et n’avait pas dormi dans son lit, par contre toute ses affaires sont présentes, y compris toute ses tenues, elle est donc en chemise de nuit ! »

« Vous êtes où ? »

« Oui, et en plus nous sommes en montagne !!! A Takayama. »

« … »

« Allo, allo ! »

« Je peux venir mais la rentrée scolaire étant dans 10 jours, je devrais être rentré dans 8… »

« J’espère que nous l’aurons trouvé avant. Pour me rejoindre de Tokyo, prenez le train rapide jusqu'à la gare de JR Nagoya – 7 heures de nuit, un peu plus de 5 de jour – et ensuite changez de train jusqu'à la gare de Takayama  – 2 heures avec la JR Takayama Line depuis Nagoya. J’ai laissé un billet open au comptoir Air France pour Tokyo à Roissy ainsi qu’une carte téléphonique valable au Japon et quelques milliers de yens, venez le plus vite possible. Appelez-moi sur mon portable d’une cabine dés votre arrivée.»

 

Deux jours plus tard, j’arrive à Takayama.

 

Je suis littéralement époustouflé par le paysage d’une beauté stupéfiante, puis me reprend et m’inquiète pour Christine. Tout à coup, je pense à Eliane, vous savez la femme mariée avec laquelle j’ai eu une aventure ; une bouffée de nostalgie (déjà) et de désir s’empare de moi. Eliane demande si peu, elle est douce, je crois qu’elle n’attend de la vie que quelques moments de plaisirs volés et, parfois, je me demande si elle n’a pas raison.

Je me rappelle aussi Paul, son fils de 11 ans, qui est mon élève au collège où j’enseigne et qui a eu des ennuis dans un hypermarché il y a quelque temps ; mais laissez moi vous racontez cette histoire.

Il y a environ 1 mois, Eliane m’appelle sur mon portable, et d’un ton plutôt affolé :

« Allo, M. Plasside, Mme Jentille, la mère de Paul, je suis actuellement à Carrefour, je vous passe M. Bulle Pit »

« Ouais, vous êtes bien le professeur de Paul Jentille ? »

« Absolument ! »

« Ouais, ce gosse a fauché 3 CD et ce n’est pas la première fois qu’on le choppe, je crois que cette fois je vais appeler les flics »

« Sa mère ne vous a pas proposé de payer les CD ? »

« Ouais. »

« Où est le problème ? »

« Le problème, c’est payer seulement quand on se fait alpaguer. »

« J’arrive dans 15 minutes, vous pouvez m’attendre ? »

« Ouais… »

12 minutes plus tard, je frappe à la porte du bureau de la sécurité.

En face de moi se tient un homme corpulent, fatigué et maussade, les yeux injectés de sang.

Dans un coin de la pièce se tiennent Paul et sa mère, d’une pâleur inquiétante ; je les rejoins.

« M. Bulle ? »

« Ouais. »

« M. Plasside, le professeur de Paul. »

« Ouais. »

« Puis je vous demander pourquoi vous retenez Paul alors que sa mère accepte de payer les CD ? »

« J’essaie d’éduquer ce gosse, ce que vous n’avez pas réussi à faire tout les 2… »

« Vous ne pouvez retenir quelqu’un, à fortiori un mineur, que dans l’attente des forces de police, qui de toute façon ne se déplaceront pas pour une somme aussi ridicule ; donc je répète ma question pour quelle raison légale retenez vous Paul ? »

A ce moment là, un homme rentre et demande la clef 5.

M. Bulle Pit se dirige vers un tableau mural de clef et dit :

« Elle n’est pas là !»

« Comment elle n’est pas là, j’en ai un besoin immédiat. » dit l’homme.

« Excusez moi Monsieur, je vais me renseigner immédiatement. »

L’homme sort en claquant la porte.

M. Bulle Pit nous regarde puis dit :

« Vous pouvez partir, j’ai des choses plus importantes à m’occuper. »

Nous sortons pendant qu’il marmonne des invectives destinées, il me semble, à l’homme de la clef 5.

Une fois dehors, Eliane me prend à part et me demande de parler à Paul :

« Son père est rarement là, ce n’est pas la première fois que l’on m’appelle pour ça, il ne veut pas m’expliquer pourquoi et il te respecte beaucoup comme professeur. »

Je prends Paul à part, lui demande s’il veut m’accompagner au jardin des plantes, endroit que je sais qu’il apprécie. Il n’est pas dupe mais hausse les épaules, ce qui en langage d’enfant de cet âge se traduit par oui.

En marchant nous parlons, où plutôt je parle de tout et de rien mais surtout pas du sujet qui nous amène là et il m’écoute attentivement.

Arrivés à la pièce d’eau, nous nous asseyons et nous écoutons le silence.

A un moment donné, Paul dit :

« Les adultes pensent-ils tous que les enfants sont aveugles et maladroits? »

En réfléchissant à ces mots, je vis dans sa main un éclat métallique…une clef !

« C’est toi qui a pris la clef ! » dis je en la lui prenant des mains. Puis je pense aux explications à donner à Pit si je retournais la lui rendre ; ma main s’ouvre et la clef tombe dans l’eau.

Sur le chemin de retour, Paul me prit la main.

A sa mère, j’affirmais que Paul ne m’avait rien dis.

15 jours après, je rompis avec Eliane, elle pleura en me disant qu’elle m’appréciait beaucoup (encore une) et qu’elle ne comprenait pas. Bien plus tard, je sus que Paul n’avait plus jamais volé…

Au loin, je vois venir une européenne de 35 ans, très belle. Elle s’approche puis me dis :

« M. Plasside ? »

« Oui. »

 « Enchanté, Mme Piguemalion… Emma, venez, nous sommes attendu au commissariat, il semble que la police ait décidé de réagir. »

Je la suis, hébété…puis la lumière se fit !

 

Fin.

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