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Vous aimez la littérature qui bouscule les idées reçues, des histoires subtiles très bien écrites et agrémentées d’une critique acide des comportements humains mais avec des personnages attachants ?

Dans ce cas vous aimerez ses livres!

Couverte de prix littéraires mérités, cette américaine de 73 ans dépeint les travers de la société américaine, sans concession et avec une grande finesse.

 

Tous les ados devraient lire « Nulle et grande gueule » chez Gallimard Jeunesse. Une belle histoire d’amour que l’on pourrait qualifié de civique…

Pour ma part, j’ai une tendresse particulière pour ses œuvres de jeunesse « Le pays des merveilles », « Haute enfance » et « Amours profanes » mais ses livres qui m’ont le plus ému sont « Corky » et « Nous étions les Mulvaney ».

 

Pour ceux qui aiment les romans policiers, elle en écrit sous le pseudonyme de Rosamond Smith. Ils n’ont rien à envier aux meilleurs du genre…  

     

 

Nous étions les Mulvaney :
La famille américaine idéale : Religieuse mais pas trop, pleine de bonnes intentions envers leurs prochains, très bien intégrée socialement avec le père d’origine modeste mais ayant réussi à force de travail à monter sa propre entreprise, 2 garçons (le premier très bon en sport, l’autre surdoué) et une fille très belle…
Et puis le grain de sable, l’événement qui va faire exploser cette famille idyllique. Une chute inéluctable, d’abord sociale puis morale et pour finir une désintégration totale !

Un très grand travail sur les personnages auquel on s’attache et que l’on ne peut plus lâcher. Le déroulement des faits est d’une logique implacable sans que la responsabilité de l’un ou de l’autre soit déterminante, on ne peut que se sentir en empathie avec chacun des membres de la famille qui participe pourtant à la destruction de l’ensemble.

La fin, comme toujours ambiguë chez Oates mais plutôt heureuse, nous montre la fragilité du « bonheur » humain. Rien d’exceptionnel n’arrive dans ce roman, mais lui l’est…exceptionnel !

 

 

Le pays des merveilles :
Comment survivre au massacre de sa famille par son père ? Comment survivre dans ce « pays des merveilles » qu’est l’Amérique…
Nous plongeons à travers les personnages dans ce territoire excessif, miséreux voire terrifiant ou même fastueux, nous offrant néanmoins une façade attrayante.
Jesse, le survivant, explore et s’interroge ; nous voyons, page après page, sa psychologie disséquée au scalpel et le corps des Etats-Unis étalé devant nos yeux ébahis.
Ne faites jamais confiance à ce que vous croyez détenir comme vérité…

 

 

Blonde :
Blonde est un roman biographique sur la vie de Marilyn Monroe de sa naissance jusqu'à sa mort…Pendant près de 1000 pages nous sommes Marilyn car l’auteur a pris comme postulat de se mettre dans la peau de celle-ci !
Les faits sont scrupuleusement respectés…sauf ceux qu’elle invente mais qui sont d’une parfaite crédibilité, d’ailleurs sont-ils vraiment fabulés ? Puis l’auteur imagine, et elle imagine très intelligemment, les cheminements psychologiques qui amènent Marilyn à tel ou tel comportement…

Cette véritable descente aux enfers, nous la vivons, nous devenons fou ou plutôt folle…est-ce agréable ? Certes non…mais nous ne pouvons refuser cet enivrement…curiosité, compassion, colère nous en empêchent et nous lisons encore et encore ce « petit » chef d’œuvre que nous finissons le temps d’un souffle sur une robe blanche…

 

 

Nulle et grande gueule:

Surnoms de 2 adolescents américains. La première, mal dans sa peau, navigue entre colère et désespoir ; sa force de caractère et sa hargne en sport lui apportent un respect distant des autres élèves. Le second est un modèle : délégué de classe, journaliste dans la feuille de chou du lycée…
Ces surnoms se sont La Nulle qui les donne.

 Arrive une accusation d’attentat à la bombe envers Grande Gueule et tous les masques sociaux vont exploser…

Dans ce roman se combine une grande tendresse envers ses « héros » et une critique acerbe de la société américaine. Où comment rester serein au milieu de l’hystérie collective…
Ce roman, sans hasard, ressemble au besoin des adolescents : de l’espoir pour utiliser leurs forces et accepter leurs doutes…

 

Joyce Carol Oates a écrit:

Je voyais bien que mes professeurs ne savaient pas quoi penser de moi. Il y avait Ursula Riggs, qui était une excellente élève, une fille sérieuse s'intéressant à la biologie et à l'art, et il y avait la Nulle, qui jouait au basket comme un Comanche et qui tenait des propos sarcastiques. C'était la Nulle qui était prédisposée aux sautes d'humeurs — lesquelles allaient du Noir d'Encre au Rouge Feu. Il pouvait m'arriver de quitter un cours en bâillant, ou de partir en plein milieu d'une interrogation écrite, d'empoigner mon sac à dos et de sortir. Mes notes se baladaient entre A+ et F. Dans un état d'esprit à peu près raisonnable, je savais que je courais le risque de rater mon test d'aptitude et de ne pas entrer dans une université d'un niveau acceptable à mes yeux mais, l'instant d'après, je haussais les épaules et éclatais de rire. Qui ça intéresse ? Pas la Nulle.
Ursula Riggs était une froussarde, qui avait peur de l'opinion des autres et de l'avenir. La Nulle n'avait rien d'une froussarde et se fichait de l'avenir. La Nulle, femme de guerre.

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  • : La poésie est une promesse d’émotions dont je vous propose un aperçu dans mon blog accessible à tous où, en tant que poète amateur passionné, je partage mes créations. Vous y trouverez tout type de poème (classique ou moderne) : sonnet et alexandrin avec ou sans hémistiche, acrostiche, haïku, tanka, ode, triolet, pantoum, poème parodique et d’autres, que je vous laisse découvrir ainsi que des contes poétiques, des nouvelles et mes écrivains favoris. Bonne ballade poétique au pays des rimes.
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