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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 16:56

    Il a marché jour après jour,

    L’enfant malade et son pas lourd,

    Heure après heure à lever sable,

    L’ombre brisée et sans érable,

    Sous notre ciel qui reste sourd.

     

La nuit tombée, il devient gourd,

    Soleil levé, c’est un vrai four,

    Las de fatigue, excluant fable,

    Il a marché.

     

Sur le chemin, chacun son tour,

    Charognard guette à l’alentour,

    La concurrence à tenir table,

    Près du puits vide inaliénable ;

    Alors vers fin et sans détour,

    Il a marché.

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 00:01

Nous prenons la route,

Vers destination soleil,

En quête d’ailleurs !

juin-28---Partir.jpg

Elle nous attend,

Brutale, injuste et si vide ;

Terrifiante mort !

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 12:21

Il y a des instants vraiment sans intérêt,

Où notre temps perdu s’écoule enterré,

Nous étouffant parfois d’alcool ou de sornettes,

Ou bien nous déprimant par nombreuses paillettes.

 

D’autres heureusement apportent la finesse,

Donnée au canapé lorsque sentiments naissent,

Dans la bulle fragile, éclatant du champagne,

Mais la fête finie, espoir y est en pagne.

 

Il nous arrive aussi sur cet abrupt sentier,

De trouver un joyau qui fait de nous rentier,

Diffusant dans le corps cette vive chaleur,

 

Un bien être profond sans aucune pâleur,

Qui sans en avoir l’air éclaire sans pitié :

C’est une belle étoile appelée amitié !

 

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 00:01

Guitare électrique

Combat saxo lancinant,

Piano et violon sont neutres.

juin-21---la-musique-d-hier-ou-d-aujourdhui.jpg

Mais l’oreille accepte,

Voix sexy, hachée ou rauque,

L’accordéon en ballade…

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 10:21

Dans la ferme, le silence règne.

Les hommes et les animaux sont tous silencieux devant l’énormité de la nouvelle : la révolution des légumes a commencé.

Entraînés par la fougue et la vivacité des tomates, les légumes, amenant toutes les plantes avec eux, sauf les fleurs qui ne voulaient pas voir leur beauté faner, se sont mis en tête de diriger de monde et, pour se faire, emploient le seul moyen à leur disposition : le chantage. En effet, en l’absence de pourparlers immédiats, ils refusent tout bonnement toute pénétration d’eau en leur sein !

 

Dans un premier temps, les fermiers rigolèrent et les vaches beuglèrent mais lorsque le maïs sécha sur pieds et que l’herbe jaunit, les rires prirent la même teinte…on tenta l’impossible mais même en immergeant les légumes dans l’eau, celle-ci ne pénétrait pas ; l’affaire fut donc confiée aux scientifiques.

De nombreuses hypothèses furent avancées…pour les uns, il y avait manipulation génétique des légumes, pour les autres ces derniers avaient passé une alliance avec l’eau qui, elle seule, avait la capacité à se modifier en profondeur, pour d’autres encore, cela ne pouvait être que le réchauffement planétaire le responsable et les légumes n’étaient que des simulateurs et des profiteurs.

 

Après un mois de vif débat et l’installation de la famine, la stérilité des solutions poussa sur le devant de la scène les militaires qui furent d’avis de brûler les renégats et de planter des légumes plus dociles. La première phase de l’opération fut un succès total et les militaires se pavanèrent  mais quand on passa au replantage et que pas un légume ne poussa, les militaires firent un rapport  de 350 pages en 3 exemplaires disant, en substance, que cette conclusion était imprévisible…

Les politiques, acculés, prirent une décision : la création immédiate d’une commission d’experts ; satisfaits, ils allèrent déjeuner la conscience tranquille.

Quelques 200 repas plus tard, repus, les spécialistes furent d’avis que la situation était anormale et méritait une étude approfondie. A ce moment là, bien entendu, plus aucun légume n’était visible sur terre, ils attendaient souterrainement…

 

Certains politiques virent alors une occasion de prendre le pouvoir en fournissant au peuple affamé un bouc émissaire : les fleurs ; Les légumes c’est tellement bon et les fleurs c’est périssable...

Les fleurs avaient perverti les légumes et devaient toutes, sans exception, être exterminées.

Les campagnes se mirent à ressembler à des territoires lunaires.

Un ministère aux affaires florales fut crée, et des lois interdirent les fleurs en tout lieu et en toutes circonstances ; ces lois furent sévèrement appliquées par une milice.

Les fleurs en voie d’extinction, les légumes ne devinrent pas plus réceptifs à l’eau pour autant…les politiques, se rappelant alors le goût du jus de tomates, se vendirent aux légumes pour une soupe.

 

Toutes leurs exigences furent acceptées, y compris la fourniture d’esclaves humains.

Les politiques, la larme à l’œil, jurèrent leurs grands dieux que l’on ne pouvait pas faire autrement…que c’était la mondialisation la responsable…que ceux qui sacrifiaient leurs enfants étaient des héros mais peu d’entre eux le fit ; à part ceux qui voulaient se débarrasser des leurs bien sûr…  

Ce matin là, dans le silence criant, les futurs esclaves marchent vers leurs destins.

Les tomates, arguant de leurs rôles prépondérant dans la révolution, avaient pris les postes directoriaux ; il y eut même une guerre civile entre les plus rondes, les plus juteuses, les plus rouges ou les plus grosses pour décider des qualités prépondérantes – qualités bizarrement basées sur des critères humains – mais, pendant un temps, ce fut purée de tomates à foison !

 

La guerre avait pris fin, à la grande désolation des humains, et les esclaves avancent maintenant entre deux rangées de tomates d’élite. C’est alors que l’un d’entre eux secoue la tête et dit « Non ! » en se mettant à piétiner les grosses tomates rouges et juteuses sous les yeux ébahis de ses compatriotes…la résistance naquit ce jour malgré la mort rapide de son précurseur qui, étouffé de jus, en devint rouge tomate…

 

 

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Published by sousmarin - dans Contes
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 00:01

La jolie biquette,

Emprise de liberté,

Savourant ce gain !

juin-14---La-biquette.jpg

Fièrement dressée,

La barbichette en panache ;

Force du fromage !

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Point de loup ici,

Espérons que le billot,

Ne soit pas sa ruse.

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Published by Sousmarin - dans Senryus
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 00:01

Un poisson dans l’eau,

Un gymnaste dans les airs :

Terrienne verte !

juin-07--La-Grenouille.jpg

La grenouille en pierre,

Qui attend au bord de l’eau,

Ne fait jamais plouf !

-----

Bien plus qu’un têtard,

Avec succulentes cuisses,

Et langue à moustiques.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 16:34

Les hivers sont là, le mien et celui des saisons, et je suis fatigué d’être tripoté et reposé sans ménagement…mais attendez, voilà un jeune homme qui s’arrête à ma hauteur, il n’est pas comme les autres, je le vois.
Délaissant les beaux livres, à la couverture flamboyante et au papier blanc, qui ne sentent que l’encre, il se penche vers moi, doucement m’effleure puis délicatement me prend dans ses bras. D’un geste gracieux il tourne les pages et pénètre en moi ; il me lit, enfin …

Puis, il devient nerveux, fébrilement il cherche dans ses poches de quoi me posséder nuit et jour, disposer de moins comme bon lui semble, selon son désir…Il me veut !
Aprement, il s’accroche au brocanteur, le pousse dans ses retranchements pour que le prix descende au niveau du contenu de sa poche. Son désir me brûle.
Il m’arrache au froid mordant de l’étagère pour rejoindre sa poche douillette que je suis seul à remplir maintenant.
Lui par contre a froid, il tremble, je soupçonne que l’argent dépensé était celui de son repas, sa main m’a rejointe dans la poche et me caresse.
Je ne me sens plus si vieux et l’avenir me sourit, après tout je n’ai vu le jour qu’en 1857.

Alléchés par l’allure fragile de mon nouveau propriétaire, deux malandrins lui sautent alors dessus pour le dépouiller. Déçus de constater que la main dans la poche ne protège pas de l’argent mais un livre, ils me jettent sans l’ombre d’un regard !

 

Pataugeant dans l’eau, je me souviens d’une époque pas si lointaine où mon existence était pareillement menacée ; mais par le feu cette fois ci.
Le feu, c’est la destruction totale, une fin atroce, pire que le pilon, ce qui n’est pas peu dire…
J’étais alors la possession d’une jeune fille qui me caressait souvent en me lisant, existence paisible et agréable dans une sorte de cocon mais sans passion…
La passion arriva par l’intrusion de sauvages qui après avoir détruit tout ce qui pouvait l’être, emmenèrent la jeune fille, que je ne revis jamais, et ses parents.
Ces sauvages revinrent le lendemain, nous rassemblèrent tous et nous emportèrent…
Je sentais la chaleur de l’immense brasier installé au centre de la rue, la peur s’installa en moi, je demande à mon voisin - pourquoi font-ils ça ? – il tourne quelques pages comme les humains haussent les épaules. Il a l’air si calme que je ne peux m’empêcher de lire son titre ; bien sûr, de la philosophie…
Je le vois s’élever, tournoyant, avant de sombrer au milieu du feu sans une plainte. Une main d’enfant me saisit, hésite, me regarde furtivement, puis m’engouffre dans sa poche ; j’ai eu chaud…
Après un petit somme, je me suis réveillé à côté de livres particulièrement déplaisants ; dogmes, certitudes, contraintes, voilà ce qu’ils prônaient, la lie de la littérature !
Le pire, c’est que la couverture de l’un d’eux m’entoure, me protège m’a certifié mon nouveau propriétaire, son titre « Mein Kampf »…C’est un livre obligatoire dans tous les foyers mais jamais personne ne le lit, la cachette idéale !
Je ne comprends pas comment la couverture d’un livre aussi déplaisant peut me protéger mais bon… je me bouche le nez et attends la nuit, moment où cet enfant résiste à sa façon, en me lisant…

Mais revenons au présent, le jeune homme s’est relevé, encore en plus piteux état que moi ; ce qui ne l’empêche pas de m’essuyer et d’éponger, avec sa manche, le maximum d’eau possible de mes pages.
Rentrant chez lui, il allume son radiateur à bain d’huile ; en attendant qu’il chauffe, il me souffle délicatement dessus, comme une brise matinale à la fin d’un soir d’été…

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 00:01

Assèche tes pleurs,

O mon ami le printemps ;

Dis-moi tes malheurs.

mai-31---Que-d-eau---que-d-eau-.jpg

Le bleu fait la tête,

Et le jaune est en vacances ;

Le vert dit merci !

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 12:24

Une effervescence inhabituelle régnait au conseil d’administration ce jour…la nouvelle avait traversait tous les niveaux de la société pour arriver dans la salle feutrée et lambrissée de chêne du dernier étage, comme une promesse d’orage.

Le PDG chantonnait dans les couloirs, le PDG était amoureux, le PDG était heureux…en un mot c’était catastrophique et tous les membres du conseil, bien garnis d’actions, tremblaient à l’idée que le marché pourrait avoir vent de l’affaire.

 

Bien sûr, certains membres se voulaient rassurants. C’est lié à la nouvelle cible 15/25 ans de la dernière campagne publicitaire, un PDG amoureux nous rend jeune…rappelez vous il s’est mis avec la top model lorsque nous avons ciblé les 25/35 et avec l’actrice pour la ménagère de moins de 50 ans…mais le chantonnement inquiétait énormément, sans compter qu’un espion du conseil l’avait surpris… souriant tout seul !

A cette dernière nouvelle, un cabinet de crise fut, sur le champ, crée.

Ce qu’il découvrit, atterra tous les membres du conseil…le PDG était devenu altruiste…non de manière désordonnée, en fin de compte profitable aux matérialistes en tant qu’exemple négatif, mais de façon réfléchie, cohérente avec des objectifs clairement visibles, même pour eux. Les portefeuilles de nos gros actionnaires en tremblaient de peur.

 

- Il est devenu malade éructa M. Contblé…s’il continue comme ça, je ne pourrais même plus m’acheter ma 8ème résidence. Tout ça pour accorder des privilèges à quelques assistés, pffffffffffffft… continua t-il, lui qui, grâce à sa famille, trônait dans de nombreux conseils d’administration où sa plus grande contribution fût d’avoir éteint la lumière une fois lorsqu’il quitta les lieux le dernier après s’être endormi.

- C’est plus grave que cela, martela M. Gratsou. Il va créer un précédent qui risque de prouver son efficacité et montrer notre inutilité économique, pour ne pas dire plus.

- On pourrait peut être faire agir nos amis politiques pour nous protéger de ce genre de dérive inadmissible, asséna alors le plus « libéral » d’entre eux…

 

A ce moment là tous les administrateurs pensaient ceci : Sans parler qu’il risque de révéler le traitement curatif que nos chercheurs ont trouvé, par hasard, contre le  SIDA ; ce qui assécherait la vache à lait de nos traitements à vie…sans parler des « accidents » de chercheurs récalcitrants qui pourraient ternir l’image du groupe et donc inquiéter les fonds de pension.

Ce soir là, il y a maintenant une semaine, à l’unanimité du conseil, il fut décidé de l’éloignement définitif de la fiancée ; le travail fut fait promptement…on ne l’avait plus vue depuis cinq jours…

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