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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 00:24

Une fleur fanée,

Ne ternit pas souvenir,

D'un éclat passé.

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Published by Sousmarin - dans Haïkus
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 21:56

Rien n'est plus commun,

Que ce désir omniscient,

D'être remarquable.

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Published by Sousmarin - dans Senryus
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 22:45

Perché dans notre âme,

Il chante un air sans parole,

Et ne s'arrête jamais.

 

S'envolant parfois,

Dans son costume de plume,

Vers un nid qui reste vide.

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Published by Sousmarin - dans Sedôkas
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 11:37

Les sabots et l’odeur, toute particulière,

Accueillent le passant qui ne voit que du blanc,

A destination, il tombe comme pierre,

En voyant ce corps frêle et désormais si lent.

 

Ce dernier forme alors un mot qui reste en gorge,

Que son être affamé retient contre son gré,

Puis son oreille éteinte entend mal qui dégorge

Et ses deux yeux vitreux voient l’allée en cyprès.

 

Ils se ferment souvent, saturés de fatigue,

Par l’harassante tâche à devoir respirer.

Chaque côte saillante a fissuré la digue ;

Une fragilité qui ne peut qu’empirer.

 

La femme en blanc dénie une mort si présente,

Que le passant idiot voit roder en couloir,

Il ne peut qu’avaler cette étape en descente,

Déversant promptement chaque mot défouloir.

 

Ce corps, jadis bavard, hoche sa tête lourde,

Aux seules questions que son cerveau ressent,

Esquissant un sourire à une raison sourde,

Glissant main décharnée en celle du passant.

 

Un matin comme un autre, à l’aube jaillissante,

Le ciel indifférent, sans état d’âme, rompt,

Ce si fragile lien, que la chair vieillissante,

Garde avec le passant ; précaire ultime pont.

 

Effleurant un visage où la froideur s’installe,

Le passant et le blanc, désormais couleur deuil,

L’accompagnent vers porte où l’attend Dieu qui râle ;

Avec sourire en bouche, elle en franchit le seuil.

 

 

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Published by Sousmarin - dans Alexandrins
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 11:16

Triste sort d'être proie de Maître rat,

Cet animal bien gras suce la moelle,

La balance ira dans son mauvais sens,

Car on le juge toujours dans son bon droit,

Si vous devez 1 sou, vous en payerez 2,

S'il vous en saisit 10, c'est une "simple" erreur,

Et si vous récupérez 7, vous serez chanceux.

 

Maitresse hyène bien sûr,

En apparence tout du moins,

Peut vous porter assistance,

Cela vous coutera 5 sous,

Pour ne pas en payer 1,

Puis elle ira boire un verre,

En rigolant à votre santé,

Avec Maître vautour,

Qui préfèrent les morts,

Et qui trouve qu'entre charognards,

On doit se serrer les griffes.

 

Les frais du rat,

Même puants,

Sont par nature justifiés,

Les honoraires de hyène,

Même imaginaires,

Doivent être payés.

De report en report,

La carcasse est désossée,

Il faut bien qu'ils mangent.

 

Mais c'est avec le malade,

Que les Maîtres seront sans pitié,

Histoire de s'amuser un peu,

Et puis il pourront ainsi,

Le refiler au vautour.

 

Il n'y a pas de petit actes,

Il suffit de les multiplier,

Pour s'engraisser à loisir,

Sur le dos du pigeon,

Qui de charognard en charognard,

N'arrêtera pas d'attendre,

La fin de ce pitoyable cirque,

Que l'on appelle justice,

Et qui protège pourtant,

Des monopoles qui tuent,

Cette notion même.

 

Comble d'insanités,

En cas de conflit,

C'est un autre Maître,

Qui mesure la raison,

Et, ô hasard,

Le Maître est l'étalon...

 

Ce vol organisé,

Volontairement aveugle,

Après 10 sous d'honoraires,

Et 5 de frais,

Vous fera l'aumône,

Si sa majesté des mouches,

Est de bonne humeur,

De 7 sous payés par un autre pigeon,

Faut bien laisser croire,

Que justice existe.

 

Cette vache à lait,

Est certes profitable,

A la bavarde hyène,

Au rat grignoteur d'actes,

A la mouche qui se croit reine,

Au vautour qui se repaît des restes,

Mais d'autres charognards,

Tapis dans l'ombre,

Susurrent aux pauvres pigeons,

De couper ces vilaines têtes,

Afin de voir la lumière.

 

Si "la veuve "se réveille,

La sciure deviendra rouge.

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Published by Sousmarin - dans Contes
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 00:36

 

Ah toi, sombre couleur du beau voile du soir,

Qu’enfants nous abhorrons dans le lit de la peur,

Invisible partout où le néant la touche,

Nous t’aimons malgré tout, corset velu de mouche ;

Toi, l’obscure lumière, avec le blanc, ta sœur,

Notre dernière amie où futur sera noir.

 

Et toi l’immaculé, roi très pur et troublant,

Ta lance glaciale en perce le silence,

Nous faisant frissonner comme tiges d’ombelle ;

Derrière ta fierté, ta fraîcheur nous révèle,

Un si splendide élan irisé d'innocence ;

Fusion de couleurs, l’œil n’en voit que le blanc.

 

Ici jaillit le sang de l’ivresse d’un bouge ;

Crachant, riant, il sort, ce pourvoyeur de vie,

Maculant la blancheur d’un vif pourpre éclatant,

Ce ruisseau coléreux est en dehors du temps ;

Chaque lèvre l’accueille en suscitant l’envie,

Attirante couleur, c’est ta force, le rouge.

 

Un pâtis d’animaux, dès que finit l’hiver,

Imprime chaque ride au vieux front de la plaine,

Mûrissant en secret sa subtile alchimie ;

Les vagues d'une mer depuis longtemps enfouie,

Vibrent divinement, faut-il qu'on s'en souvienne ;

Un vivant champ de mots, pour toi, le manteau vert.

 

O, toi, vaste océan aux longs rebords sableux,

Tes fonds virant au noir dans des strideurs étranges,

Le soir, d’un rouge Râ, tes flots sont recouverts,

Puis ta surface enfin qui se teinte de verts ;

Grand mariage en blanc dans un ciel rempli d’anges,

Couleur qui nous éclate au fond de ces cieux bleus.

 

 

 

Ecrit à 4 mains

 

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Published by sousmarin - dans Odes
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 17:05

Dans une aube blafarde, un enfant dort par terre,

Il semble si serein, avec son ours qu’il serre,

Récupéré hier, sur le bord du chemin,

Quand pleurant doucement, il a trompé sa faim.

 

Amer peut être ainsi, qu'un paravent de lâche,

La façon d’oublier, ce qui en nous fait tâche,

Mais que se passe t-il, quand notre cœur est pris ?

Que nous trouvons souvent, notre surmoi surpris ?

 

Le piédestal a règle et culture textuelle,

S'accommodant très mal de nos pulsions sexuelles,

L’amour ne serait-il, qu’alibi justifié ?

Ce que l’égo renie, animal crucifié ?

 

Ce monstre libéré qui est incontrôlable,

Le silence écouta cette passion minable ;

Pourrissant lentement, sur un lit de prés verts,

L’enfant est toujours là, ses deux yeux grands ouverts.

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Published by Sousmarin - dans Alexandrins
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 20:50

Quand de ton corps normal, tu ne sais trop quoi faire,

Tu cherches ressemblance avec fille très fine,

Vouloir être adorée en partant de ta mère,

Te fait même oublier, cruauté de famine.

 

Tu veux tellement prendre,

Une si pâle image,

De mannequin sans âge,

Que tu ne peux que rendre.

 

Mais à coup de matraque,

Le miroir se déforme,

Le corps devient informe,

Le maquillage craque.

 

Tu maigris à vue d’œil et tu te trouves ronde,

Balance à trente deux et tu deviens camée,

Tu passes du silence à l’intrusion de sonde,

Puis tu manges la mort, tentante et affamée.

 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 16:27

      Souvent l’amour est là, nous ne le voyons pas,

  Mais il est bien présent, plus fort que le trépas,

  Je m’en vais vous conter, l’histoire si banale,

  D’un amour très puissant, avant la mort finale.

 

L’écolier de retour, insouciant et très gai,

 Le mourant l’attendait, son oreille aux aguets,

 Repoussant son départ pendant plus de deux heures,

 Pour la dernière fois, soigner son coup de coeur.

 

L’écolier de retour, insouciant et très gai,

 Entra dans cette pièce où c’est la fin du guet,

 Le regard qu’il reçut, à la fois doux et fort,

     Permit à son esprit, de gouter ce don d’or.

 

Le mourant s’éteignit d’un air vraiment serein,

 Et l’écolier pleura, sa patte dans la main.

 

 

 

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Published by sousmarin - dans Sonnets
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 07:14

La douleur le taraude, il a froid, il ne peut plus résister à cette vague qui l’emporte loin, si loin…il ne peut rien, lui ce garçon si convenable, face à l’inéluctable mort qui le frappera en ce premier jour de printemps 2044. Dans sa nouvelle vie, la première chose qu’il pense en son âme dépouillée est Vishnou...puis il se retrouve dans un couloir étroit, glacial, rempli de morts qui se bousculent et au bout duquel on lui demande le formulaire b456. Il met du temps à répondre, on le pousse, on s’exclame :

-« Encore un jeune mort qui n’est pas passé par le 1200ème étage pour son formulaire, pfft… »

Bien sûr, les corps ne sont plus là, les bousculades ne sont que des courants d’âmes.

 

Perdu, il l’est assurément. Au moment où il indique, à une petite aura particulièrement déplaisante, qu’il est, où plutôt qu’il était corrige t-il immédiatement, écrivain, il entend une petite voix, fragile, vulnérable, asexuée, qui l’interpelle.

-« Vous ! » S’écrie-t-il, stupéfait mais la laissant tout de même s’infiltrer en lui. A ce moment précis, le sens de la phrase « La mort est toujours la même mais chacun meurt à sa façon » frappe de plein fouet son cœur à jamais solitaire.

-« Morte depuis 77 ans et pourtant si vivante, que faites vous ici ! » Quand il est lancé ainsi, sur des sujets importants et inépuisables, les mots s’enchaînent les uns aux autres et sa voix commence à chanter.

-« Pas besoin de choisir votre langue, pensez hindi, ourdou ou anglais selon votre souhait. » Lui répond-t-elle en précisant, souriante, alors qu’il regarde son poignet en pensée : « On m’a confié l’accueil des écrivains morts mais ici pas besoin d’horloge, même sans aiguilles.»

-« En tout cas, vous ne ressemblez pas au patron du café de New-York. » Répond-t-il du tac au tac.

 

-« Bon, voyons si vous méritez votre place à notre panthéon des écrivains » Commence-t-elle en fouillant sa paperasse… « Etiez-vous célèbre ? »

Là, son ego en prend un coup, il répond donc froidement :

-« Pas autant que vous mais j’avais mon petit succès ! » Mais, rien n’y fait, sa fugace rancune ne peut l’empêcher de voir, le coude posé sur un nuage, le regard attentif et pénétrant de sa bien-aimée l’irradier de lumière.

-« Je plaisante bien sûr, je mets un point d’honneur à travailler mes sujets. » Maintenant, il la voit comme une rani, travestissant le sens de sa phrase. Il se voit avec elle, escaladant, sous un grand soleil, un glacier aux reflets froids et pâles ; une même corde les tient attachés, ensemble…

-« J’ai adoré, plus encore que votre roman fleuve si célèbre, vos 338 pages de sonnets à la gloire de San Francisco ; cela m’a rappelé Pouchkine célébrant Saint-Pétersbourg dans Eugène Onéguine ! » Ce compliment rougeoie son cœur qu’il pense absent…

 

-« Puis-je choisir ici, de vivre près de vous et voir dans le reflet de votre accueil en or, un clin d’œil du destin qui serait là-dessous ? C’est pourquoi je demande, aimez- moi sans remord ! »

-« Voyant l’heure qui suit, en un instant fugace, me prenant pour Sita trônant dans son royaume, j’accepte votre amour que me tend votre paume, avant que Ravana, m’enlevant à vous, passe ! »

Alors, elle sourit puis s’efface en silence. Il la cherche ardemment, plus rien en lui ne pense. Où est-elle passée, sa Frankie adorée ? Elle est sa Saeeda, celle qui peut nourrir, toute soif d’absolu de son aura dorée.

Souffle venant du ciel, son corps vient de mourir !

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